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Histoire #50 : Dans les coulisses

Voici déjà 8 ans que nous vous proposons tous les deux mois ce rendez-vous d’actualité et d’analyse que vous tenez entre les mains. Dans le cadre de ce numéro spécial, nous vous proposons exceptionnellement de pénétrer dans les coulisses de l’information 100 % secours, soins d’urgence et prévention.

En conférence de rédaction, les journalistes abordent les sujets à traiter.
Crédit photo : DR

La diffusion de toute information constitue en soi une responsabilité. Une responsabilité d’autant plus aiguë pour l’édition d’un titre de presse qui répond à des usages journalistiques précis. La confrontation des sources et la vérification des informations constituant des fondamentaux. Tout titre de presse fixe par ailleurs sa propre ligne éditoriale qui peut être implicite et/ou clairement affichée par la rédaction en chef. Il s’agit de l’ADN qui fait la singularité de la publication.

 

Une seule ligne : fédérer

Depuis le premier numéro de Secouriste Magazine jusqu’à ce numéro 50 de Secours Mag, nous maintenons la même ligne éditoriale : identifier les bonnes pratiques où qu’elles se trouvent et quelle que soit la couleur de l’uniforme. En créant un nouvel espace neutre de débat, nous permettons aux acteurs professionnels de mieux se fédérer et de mieux prendre en charge les victimes. Indépendance des enquêtes, positionnement pratico-pratique et vulgarisation des informations techniques et médicales constituent également des axes forts de cette publication professionnelle.

 

27 experts de haut niveau

Pour nous guider dans la définition des sommaires, relire les articles les plus techniques, nous proposer des contributions… nous nous sommes entourés d’une trentaine d’experts, tous plus qualifiés les uns que les autres. Médecins référents de l’univers sapeur-pompier ou SAMU, formateurs reconnus, psychologues ou avocats, la transmission de leur savoir nous permet de vous proposer le contenu le plus juste et le plus pointu possible. Nous tenons à les remercier tous très chaleureusement pour leur soutien indéfectible, pour la plupart depuis l’origine du projet.

 

Notre force : l’indépendance

Si elle est notre force, notre indépendance a aussi un prix. La réalisation d’un magazine professionnel de ce type engendre nécessairement des coûts non négligeables. Nous disposons de deux types de recettes : vos abonnements et la publicité des fournisseurs. L’existence d’une presse professionnelle dans un secteur ouvre des perspectives nombreuses aux acteurs qui le composent, y compris d’ailleurs à ceux qui ne soutiennent pas cette même presse. Soutenir la presse professionnelle : c’est en effet s’offrir un garde fou contre d’éventuelles dérives qui peuvent être dénoncées de manière objective, c’est la possibilité de disposer d’un cadre serein de débats, c’est enfin une ouverture sur le monde et sur les autres cultures. Cette richesse est fragile et vous êtes nos meilleurs ambassadeurs pour la défendre ! Alors, parlez de Secours Mag autour de vous et faites lire la presse professionnelle indépendante !

Nicolas Lefebvre

 

N’oubliez pas que vous pouvez poser des questions à nos experts en écrivant à redaction@groupeoxygene.com

 

Afin de faire encore évoluer notre contenu et l’adapter à vos attentes, nous vous encourageons à répondre à notre sondage

 

Les étapes de la fabrication

La veille
Essentielle à la définition des sommaires, nous nous tenons informés des évolutions grâce à :

  • nos experts
  • nos contacts privilégiés au sein des institutions
  • la presse
  • les réseaux sociaux
  • nos lecteurs !

La conférence de rédaction
Tous les journalistes se réunissent au moins deux mois avant la publication d’un numéro. Ils exposent les informations recueillies. Confrontées aux avis et critiques des autres membres de la rédaction (pour la plupart également acteurs ou anciens acteurs du secours), ces informations sont triées puis abandonnées ou mises au sommaire par la rédaction en chef.

La réalisation des articles
Actualités, enquêtes ou reportages de terrain, nos journalistes vous interrogent et vous rencontrent. Parfois, nous passons de nombreuses heures à vos côtés au cours d’une garde calme ou mouvementée. Faute « d’action », certains reportages ne pourront malheureusement pas être publiés. Une constante dans nos articles : la multiplicité des sources afin de coller au plus près à la réalité.

Les corrections
Transmis à la rédaction en chef, puis au secrétariat de rédaction, les articles sont décryptés, corrigés et enrichis. L’orthographe et la syntaxe ne constituent qu’une infime partie des corrections. Il s’agit également de vérifier la taille du « papier » et les informations qui y sont contenues, de rechercher les visuels adéquats, d’ajouter ou d’enrichir la « titraille » (titres, chapeaux, exergues, intertitres, légendes…). Chaque article est au minimum passé au crible trois fois avant d’être effectivement publié, même lorsque le texte arrive « en bouclage »… Malgré notre vigilance, il peut naturellement arriver que – selon l’expression consacrée… – des coquilles « se glissent » dans nos colonnes.

La mise en page
Chaque rubrique bénéficie d’un calibrage précis afin de coller à la formule du magazine. Notre graphiste met donc en musique les textes et les visuels afin de servir le propos développé par nos journalistes spécialisés. Il intègre également les publicités récoltées par le service commercial. Une nouvelle étape de correction intervient post-montage. Les pages sont alors éditées en PDF.

L’impression
Notre imprimeur se trouve en Normandie, près de Caen. Les pages lui sont transmises par serveur, puis vérifiées (coupe, colorimétrie…) par le service « pré-presse ». Le lendemain, un « traceur » papier nous parvient. Il ne nous reste plus que quelques heures pour vérifier la cohérence globale de ce premier exemplaire témoin, apporter les éventuelles dernières corrections importantes et donner le Bon à tirer ou « BAT ». Pour parvenir à votre magazine finalisé, 5 cahiers de 16 pages sont imprimés, puis assemblés et encollés avec une couverture de 4 pages.

Le routage
Situé à proximité de l’imprimeur, le routeur dispose de deux jours pour conditionner votre magazine sous film avec votre adresse personnelle.

La livraison
Triés par région par notre routeur, les exemplaires sont acheminés par La Poste en quatre jours maximums.

15 jours s’écoulent ainsi entre la finalisation du dernier article et votre première lecture. Ce qui peut parfois expliquer un certain décalage entre l’actualité brûlante et l’information que nous développons dans les pages de Secours Mag. Le rythme bimestriel nous permet néanmoins de demeurer proche de l’actualité tout en bénéficiant de temps pour prendre du recul. Un véritable processus industriel donc qu’il nous faut respecter au jour près. En 50 numéros – et un paquet de nuits blanches… – la date du bouclage (définie un an à l’avance) a toujours été respectée.

 

En conférence de rédaction, les journalistes abordent les sujets à traiter.

 

Exemple de cahier en sortir de machine. Ici, le premier numéro de Secouriste Magazine !

 

Les rotatives tournent à plein régime !

 

Chez le routeur, les exemplaires sont conditionnés sous film pour être expédiés.

 

L’impression des adresses sur le film est automatisée.

 

Empaquetés et triés par zone d’expédition, les exemplaires du magazine seront bientôt livrés...