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Marché #50 : Hôpital déporté, la technologie médicale au pied de l’arbre

Mesure de la tension, de la glycémie, du rythme cardiaque, de la fréquence ventilatoire, de la saturation en oxygène, de l’hémoglobine… Toutes ces données biomédicales mesurées et enregistrées au départ au sein de l’hôpital constituent aujourd’hui des informations essentielles pour les acteurs du secours et des soins d’urgence extra-hospitaliers. Pour ce faire, ils ont notamment à leur disposition des multiparamétriques qui, au fil des années, se sont miniaturisés tout en proposant toujours plus de fonctionnalités avancées. Moniteurs défibrillateurs avec ECG intégré, échographe portable, vidéo laryngoscope : autant de dispositifs offrant auxintervenants d’importantes perspectives dans la prise en charge des patients. Si ces progrès techniques peuvent parfois générer de nouvelles problématiques en termes de bonnes pratiques, ils sont également source de plus-value en matière d’organisation et d’efficacité opérationnelle.

Les multiparamétriques se sont démocratisés à l'ensemble de la chaine des secours.
Crédit photo : Schiller

Quelle a été la principale révolution des dispositifs médicaux ayant franchi les murs de l’hôpital pour être utilisés par les acteurs de l’urgence et du secours extra-hospitaliers ? Elle s’est déroulée il y a un peu plus de 20 ans avec la promulgation du décret n°98-239 du 27 mars 1998. Réservée jusqu’alors aux seuls médecins urgentistes, la défibrillation médicale s’ouvre aux professionnels de santé et au monde secouriste (infirmiers, ambulanciers, sapeurs-pompiers, etc.). Des acteurs qui auparavant, face à un arrêt cardio-respiratoire (ACR), étaient uniquement autorisés à effectuer les manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire (RCP). Le 4 mai 2007, la défibrillation entre définitivement dans une nouvelle dimension avec l’instauration du décret n°2007-705 qui…

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