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Damage control : pas du scoop and run


Le Damage control n'est pas assimilable au scoop and run. C'est le message transmis par le professeur Carli et les docteurs Puidupin et Braun dans un article publié dans le Journal Européen des Urgences et de Réanimation.

De plus en plus de services de secours se forment au damage control
Crédit photo : Nicolas Beaumont / Secours Mag

Dans un article paru le 21 mars dernier dans le Journal Européen des Urgences et de Réanimation, le professeur Pierre Carli, médecin chef du SAMU de Paris, et les docteurs Alain Puidupin, adjoint au centre opérationnel des réceptions et de régulation des urgences sanitaires et sociales, et François Braun, président de Samu Urgences de France, rappellent que la notion de damage control n'est en rien assimilable au Scoop and run. Destiné à la prise en charge de victimes blessées par armes de guerre, le damage control s'est imposé à la suite des attentats de Paris de novembre 2015. Preuve en est : de nombreux acteurs du secours et des soins d'urgence ont depuis suivi des sessions pour se former à la prise en charge en lien avec cette doctrine bien connue des militaires. Les auteurs de l'article rappellent que le damage control privilégie une hémostase chirurgicale rapide et prévient le cercle vicieux hypotension-hypothermie-acidose ; et qu'il se distingue du scoop and run anglo-saxon des années 1970 par un parcours de soin nécessitant dès la phase pré-hospitalière un triage, une régulation médicale et des soins spécialisés.